Les fantômes amoureux de Fécamp

Plage de Fécamp

Au fil du temps et des umbruns

Bonsoir, ce soir j’ai envie de vous raconter une petite histoire, juste pour qu’on relativise à propos de nos petits déboires amoureux.

Là je suis de retour à Fécamp, j’y suis déjà venu en février, et j’avais visité le musée de la pêche.

Au cours de ma visite de ce musée, très sympa car il retrace bien la vie des gens à l’époque florissante de la région, quand les campagnes de pêches rythmaient la vie de toute la population, j’ai pu lire des pages d’un journal intime d’une femme qui vivait au 19ème, qui racontait que mariée à 19 ans, ayant deux enfants à 21, elle voyait son mari désespéré de repartir pour une autre campagne de pêche sur les côtes du Labrador, car une fois de plus il serait absent 8 longs mois, une fois de plus il devait la laisser seule enceinte, une fois de plus il ne serait pas là pour la naissance de leur 3ème enfant…. mais qu’il devait repartir en mer pour assurer la vie du foyer.

Le courage d'une femme

Elle, triste également de le voir repartir une fois de plus pour 8 mois, n’éprouvait pas de rancoeur ou de frustration, mais trouvait au contraire que son mari était admirable de courage et de dévouement de partir dans les eaux froides et hostiles de l’Atlantique Nord pour gagner le pain de leurs enfants.

Ne pouvant même pas être sur de le revoir, car à l’époque bien des marins pêcheurs perdaient la vie en mer, elle faisait son possible pour que leurs derniers moments ensemble avant son départ soient heureux et paisibles.

Mais elle racontait que malgré cette dure réalité, elle savait qu’une chose l’aiderait à supporter la dureté de leur vie.

Un homme, un vrai

Elle savait que comme à chaque fois, avant de partir, son mari allait cacher partout dans la maison des petits mots doux à son attention, et que même plusieurs semaines après son départ, elle en trouverait. En sortant une casserole du vaisselier, en dépliant une paire de draps de l’armoire de la chambre, elle tomberait dessus, pourrait lire l’amour de son mari, qui au milieu de la mer déchainée de l’hiver, penserait à elle, aux enfants, à leur maison et à la douceur de vivre près d’elle, la remercierait de se dévouer tous les jours pour lui et leurs enfants,qu’il lui dirait malgré la distance son espoir de vite revenir lui tenir la main au coin du feu, de la regarder à la lueur des flammes…. ça c’était de l’amour.

Regardons nous

Alors nous qui n’avons connu que des maisons bien chauffées, des frigos pleins, et des vies faciles, ne chialons pas trop… ou alors pleurons juste sur le fait d’être nés à l’époque de tinder surprise, des amours interchangeables, et des TV avec 548 chaines à zapper….

Ce soir en marchant sur le port de Fécamp, j’ai pensé à ces gens, espérant qu’ils seront pour moi des fantômes bienveillants, qu’ils m’aideront à rester dans le bon chemin de vie, et peut être un jour de croiser celle avec qui…..

bonne nuit

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